LE LIMOUSIN, la qualité par l’origine

Boeuf, Junior, Veau et Porc... Si les viandes du Limousin sont si excellentes, c'est parce que nos animaux sont élevés sur un terroir exceptionnel, dans le respect de la nature et des hommes.

De l’eau, de l’herbe, des forêts, un terroir unique …

 

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Composé des 3 départements de la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne, le Limousin s'élève lentement en altitude, depuis les plaines du littoral atlantique jusqu'au Massif Central. La montagne Limousine, au centre-est de la région, est le premier obstacle rencontré par les nuages venant de l'océan : la pluviométrie y est élevée et régulière (plus de 1200mm par an). «Château d'eau de la France», elle alimente les ruisseaux et rivières qui arroseront ensuite l'ensemble des plateaux l'encerclant, vers le Sud, l'Ouest et le Nord. Le soleil est également au rendez-vous : le nombre d'heures d'ensoleillement à Brive égale celui de Toulouse. Quant aux sols, ils sont certes acides et pauvres en minéraux, mais ils sont riches en matières organiques. Eau à profusion, ensoleillement régulier et richesse des sols, le Limousin réunit tous les ingrédients nécessaires à la croissance de pâturage d'une qualité exceptionnelle !

Le peuple de l’herbe …

Tirant profit de cette bonne herbe poussant en abondance, l’élevage s’est rapidement développé en Limousin. La bonne portance des sols et la présence de nombreux points d’eau y sont propices à la mise en place d’élevages extensifs, où les animaux pâturent en liberté une grande partie de l’année. La richesse et la diversité de la flore locale contribuent également à la qualité gustative des viandes bovines du Limousin.

C’est une tradition presque millénaire qui explique le prestige des Viandes Limousines :

Le Limousin a toujours été une grande région d’élevage, c’est même l’activité agricole principale de la région depuis le XVIIème siècle.Dès cette époque, des animaux du Limousin sont acheminés à pied jusqu’à Paris ou Bordeaux, où leur viande est très appréciée. Au XIXe siècle, la construction de voies ferrées reliant Limoges à Paris, Bordeaux et Lyon donne l'occasion aux producteurs de la région d'expédier de plus en plus d’animaux vers ces marchés demandeurs de viandes de qualité. En parallèle s’est développée sur le territoire une importante confrérie de bouchers, s’attachant à sublimer le travail des éleveurs par leur savoir-faire de découpe.

 

Au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, l’agriculture française se modernise et se spécialise. Les cultures céréalières, peu adaptées au relief et aux sols pauvres du Limousin, y sont peu à peu abandonnées. En toute logique, c’est vers l’élevage que les agriculteurs limousins se tournent. Mais loin de suivre les schémas de modernisation à outrance, la région s'est orientée vers une stratégie différente, celle de la valorisation de la qualité de ses produits, et d'une agriculture restée traditionnelle. La montée en puissance de ces filières s’est en effet traduite par une professionnalisation des éleveurs, qui ont su améliorer leurs méthodes de production tout en respectant la tradition. Leurs descendants sont aujourd’hui détenteurs d’un savoir-faire unique, transmis de génération en génération pour perpétuer la typicité et la qualité des viandes du Limousin et rendre leur ancrage au terroir immuable.


Si l’élevage doit beaucoup à son terroir en Limousin, il le lui rend bien. Resté extensif, l’élevage ne s’est pas développé aux dépens de son environnement. Les prairies, haies bocagères et forêts ont été préservées et contribuent à faire de la région un vivier de biodiversité. 34% de la surface du territoire est couverte par de la forêt, et les prairies représentent 86% de la Surface Agricole Utile (le double de la moyenne nationale). Aujourd’hui, 85% du territoire est classé « Haute-valeur Naturelle », et 20% est classé en Parc Naturel Régional. Le nombre d’animaux restant faible à l’hectare, il n’a pas altéré la qualité des eaux de la région. Naturellement enrichis par les animaux qui y pâturent, les herbages et cultures sont très peu voraces en engrais. Mieux, l'élevage contribue au maintien de l'ouverture des paysages, les animaux assurant naturellement l’entretien des prairies et empêchant le reboisement. Enfin, les emplois générés par la filière viande contribuent au maintien d'activité et de populations dans des zones difficiles, qui ont longtemps souffert de l’exode rural.